Mama Farika Berhane

Interview avec une Mère Elder Rastafari Farika Berhane

Comment es-tu devenue une Rasta?

Farika : En tant qu’enfant, j’ai eu mes premières leçons de fierté raciale et d’histoire Africaine de la part de Rastafari qui marchaient dans les rues de Kingston, en prêchant. Ils disaient des choses que personne d’autre ne disait. Ils m’ont dit que le Noir est beau et que j’étais une princesse Africaine qui avait besoin d’étudier l’histoire de l’Afrique pas l’histoire de l’Angleterre que nous le faisions à l’école. J’étais attirée par l’aura spirituelle qui émanait d’eux. Alors que je grandissais j’ai découvert que Rastafari avait des dons prophétiques. Leurs dons prophétiques me rappelaient les prophètes dans la bible et ont rendu l’Ancien Testament réel pour moi. Bien que ce n’était pas une chose acceptable à faire pour une fille de classe moyenne, je saisissais chaque opportunité que je pouvais, pour écouter leurs raisonnements. J’admirais leur noblesse en la présence de l’hostilité que la société accumulait sur eux. Plus tard, en tant que jeune femme, j’ai rejoins l’ « Abeng » militant, un groupe pour le changement social qui a été formé par le l’interdiction du conférencier Dr. Walter Rodney. J’ai rencontré mon futur mari et interagit avec des Rastafari qui travaillaient dans le groupe. Mon mari m’a tiré dans le mouvement et j’y suis resté après qu’il le quitta à cause des pressions sociales dont nous souffrions en tant que premiers intellectuels qui ont embrassé la racine de l’Ordre Nyahbinghi. Un policier lui a tiré dessus à bout portant. Il s’est échappé en se baissant, mais cela l’a effrayé. Il quitta la Jamaïque et le mouvement après cela.

 

Comment vois-tu le mouvement aujourd’hui ?

Farika : Le mouvement souffre de beaucoup de divisions de classe et de désunion entre ses différentes branches. Il s’est multiplié d’une bande de pionniers soudés à une appartenance mondiale à travers les musiciens de Reggae. Durant les premiers jours, c’était un pour tous et tous pour un. Il ya un fameux cas où sept Rastafari étaient jugés et ont refusé de donner un autre nom que Rastafari. Le juge a du les juger par les noms de Ras Un, Ras Deux etc. Les personnes ayant inspiré et étant les pionniers du mode de vie Rastafari, ont vécu à l’étranger. Marcus Garvey avait audience mondiale d’Africains. Leonard P. Howell avait vécu aux Etats-Unis et en Afrique. Le mouvement était enfermé en Jamaique pendant des décénies. Bob Marley l’a fait retourner à ses origines internationales à une plus grande échelle.)

 

Qui tire bénéfice de la culture Rastafari ?

Certaines personnes dans le mouvement ont avancé matériellement. C’est spécialement vrai pour les Rastas sur la scène internationale et ceux qui travaillent dans l’industrie du Reggae. La majorité des Rastas vivant en Jamaïque cependant, vivent toujours dans une misère écrasante. Beaucoup d’anciens meurent à cause de la pauvreté et du manque de soins médicaux qui l’accompagne. Ce sont des anciens qui ont été responsables de  la résistance face à la persécution et à l’ostracisassion de la société Jamaïcaine Durant les années 40 et dans les années 60. Leurs contributions n’ont pas été reconnues par les dirigeants de la Jamaïque qui exploitent les images de Rastafari pour vendre le tourisme et pour construire leur commerce international dans beaucoup d’autres domaines. Ces mêmes gens refusent de garantir aux membres de la foi Rastafari sur l’île, le droit de jouir des droits civiques garantis par les Déclaration des Droits de l’Homme des Nations Unis, que le gouvernement Jamaïcain est supposé entretenir. Beaucoup de Rastas, y compris moi-même, ont du quitter la Jamaïque pour être de libre de pratiquer leur foi sans harcèlement et pour jouir u droit d’utiliser leur talent pour gagner leur vie. Mais ce n’est pas seulement les dirigeants Jamaïcains qui prennent au mouvement et qui ne donnent rien en retour – beaucoup de musiciens de Reggae font la même chose. Ces musiciens regardent les Rasta pauvres comme des mendiants et ils conduisent devant eux dans leurs limousines aux vitres teintées. Ils ne pensent pas qu’ils doivent quelque chose au mouvement. Les images et les symboles sacrés d’un peuple sont exploités. La désunion au sein du mouvement Rastafari rend cela possible…

 

Pourquoi cela est arrivé ?

Farika : Le mouvement a perdu beaucoup de sa vibration Africaine en échange de sa Jamaicanisation pour aider l’industrie du disque et les dirigeants Jamaïcains. Trop d’entre nous ont une vision floue de Rastafari. Nous avons besoin de commencer à voir clairement. Lorsque l’Empereur Haile Selassie I est venu en Jamaïque, il a dit aux Rastas d’ « organiser et de centraliser. » Si les Rastas retournaient à la vision originelle d’un mouvement basé sur la foi pour la restauration de la divinité de l’homme en trouvant la divinité dans la race la plus opprimée sur la création, l’Africaine, et ainsi libérant la création de l’oppression, il serait facile de suivre l’instruction de l’Empereur.

 

Comment pouvons-nous faire en sorte que cette vision soit à nouveau claire ?

Farika : Nous devons nous concentrer sur les paroles et les enseignements de Sa Majesté et chercher le gain spirituel ainsi que matériel. Nous devons revenir à la base et commencer à vivre le credo de Rastafari. Ceux qui ont appris la culture à partir des « stars » du Reggae ont besoin de savoir que Rasta est un mouvement de découverte et de faire sortir le bon en l’homme-intérieur et de devenir un homme-Dieu. La concentration sur la rédemption Africaine et le rapatriement spirituel et physique des Africains dispersés doit être mieux connu, afin que les frères et sœurs vivant dans les avant-postes de Babylone ne soient pas attrapés avec leurs problèmes locaux au détriment du mouvement plus large. Si nous cherchons réellement le royaume de Jah, toutes choses deviendront claires. Aujourd’hui les Rastas ont besoin de faire cela afin qu’ils sachent ce que Rastafari est véritablement. Les musiciens chantent uniquement des morceaux et des bouts. Rastafari est un mode de vie et le Reggae est son écho, pas son auteur. Les musiciens de Reggae ont aussi besoin d’en savoir plus sur la philosophie de Rasta et sur sa livity. Ils doivent prendre le temps de raisonner avec la congrégation qui les ont engendré et accepter la responsabilité de rendre à la source d’où ils ont tiré leur inspiration.

 

Quelle était la mission des elders Rastafari ?

Farika: La mission des elders était de resté en vie et de répandre le message de Rastafari. Face à l’horrible persécution, ils ont tenu ferme et ont refusé de se plier aux volontés de Babylone. Ils ont gardé la foi et n’ont pas permis qu’elle soit éradiquée. Beaucoup furent tués pour la cause mais nous en tant que peuple Rastafari nous avons-nous avons survécu jusqu’à ce jour afin que la nouvelle génération puisse venir et voir la foi Rastafari comme une entité vivante. Les elders ont accompli la majeure partie de notre mission. Nous vous avons laissé un héritage spirituel mais presque rien matériellement. Nous pensions qu’ils iraient en Afrique très vite et ne mourraient jamais. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’elders n’ont pas beaucoup cherché les choses matérielles. Afin de compléter notre mission, nous devons nous assurer que l’histoire, l’inspiration et la connaissance que nous avons accumulé durant les décennies soient transmises à la nouvelle génération à la fois oralement, et par l’impression, l’électronique et les média audio-visuel.  

 

Quels problèmes doivent être abordés par la nouvelle génération ?

Farika : La mission de cette génération est d’équilibrer le spirituel avec le matériel comme Sa Majesté nous l’a dit. Les elders n’avaient pas les paroles de Sa Majesté pour nous guider et donc nous nous sommes appuyés totalement sur la Bible et notre inspiration. Les jeunes ont la chance d’avoir les paroles de Sa Majesté. Ils doivent apprendre à lui obéir et l’émuler et arrêter de faire ce qui leur plait. Nous devons utiliser la tradition des elders comme une natte sur laquelle construire. Les elders survivants et leurs philosophies sont comme des bibliothèques. Chaque fois que l’un d’entre eux meurt c’est comme une bibliothèque qui brule. Les jeunes doivent préserver les hauteurs de la vision des elders et laisser ce qui n’est pas utile. Cela ne doit pas sacrifier le matériel pour les hauteurs spirituelles comme c’est le cas maintenant. Les jeunes Caribéens en particulier, doivent laisser leur préjudice de couleur ou de classe et se souvenir que les elders ont stupéfait les professeurs avec les hauteurs spirituelles de leur philosophie alors que la plupart était semi-lettré. Alors que ceux qui sont plus scolarisés maintenant n’ont pas étés capables d’arriver au niveau de perspicacité intellectuelle de leurs elders. Les Rastas au USA et en Angleterre doivent devenir comme les autres émigrants et agir comme l’arbre qui alimente la congrégation en Jamaïque et dans les Caraïbes afin de ne pas laisser la faiblesse matérielle diminuer la force spirituelle des habitants des îles.

 

Qu’en est-il de l’Afrique ?

Farika : Cette génération a aussi la tâche de construire l’Afrique et d’amener à la réalité la tâche de la rédemption de la race, des réparations et du rapatriement qui a été commencée par leurs ancêtres. Le continent est ravagé par les maladies tandis que les Rastas passent leur temps dans des  petites querelles sur des différences dans les sectes religieuses. Les Rastas doivent répondre à l’appel de Marcus Garvey : « Lève-toi Race puissante, Tu peux accomplir ce que tu souhaite. » Nous avons besoin de construire des écoles, des usines, des chaines de nourriture saine, des herboristeries, des cliniques alternatives, etc., et apporter une stabilité au mouvement. Les paresseux et les parasites ne peuvent plus être autorisés à nous enliser avec leur bêtise, pendant que des millions meurent en Afrique. Nous ne pouvons plus permettre le mythe qu’être ‘Rasta’ c’est (simplement) aller aux concerts de Reggae, fumer de l’Herbe et nous revêtir avec les symboles Rastas. Les jeunes gens doivent arrêter de pleurer sur ce que les elders n’ont pas fait, et commencer à accomplir la tache d’apporter une stabilité économique au mouvement, car les générations futures leur poserons des questions. Ils doivent se tenir sur les épaules des elders et commencer à planifier l’avenir du mouvement dans ce nouveau millénaire.

 

Comment peuvent-ils faire cela ?

Farika : La plus importante des vertue pour cette génération est d’apprendre la vertue de la charité, les plus grande des vertus. Le premier pas pour l’acquérir c’est de prendre soins des elders comme de nos parents. Les jeunes peuvent commencer dès maintenant en contribuant aux fonds d’elders en Jamaïque. Ces Rastas qui ont des habilités médicales et/ou herbales doivent se grouper et promouvoir des missions de sauvetage pour guérir les elders malades sur l’ile. L’Empereur nous a donné Shashamane. Nous devons construire une ville modèle là-bas qui sera l’inspiration du monde Africain. Nous avons maintenant les ressources et les finances pour le faire, alors que cela n’existait pas avant. Nous avons l’Ethiopian World Federation et les Douze Tribus D’Israël qui travaillent de façon organisée pour développer Shashamane. Pourquoi refusons-nous le don de notre Père et apportons des représailles sur nos têtes ? Les Rastas doivent porter secours à ceux dans le besoin en Afrique. Apporter des équipements médicaux pour eux. Où sont les Rastas lorsque l’Afrique est dévastée par les inondations, les guerres tribales et le Sida ? Je regarde la télévision et j’écoute la radio pour entendre sur certains qui font des contributions significatives dans des efforts de d’aide pour le continent Africain. Les Etats-Unis sont la superpuissance principale du monde et si la jeune génération de Rasses qui y vit se réveille quand à leurs responsabilités, ils peuvent avoir un impact puissant sur les politiques et les conditions en Afrique, et c’est ce qu’ils doivent faire. 

 

 

 

 

 

 

 

 

-EN AVANR MES SOEURS !

Quand les Soeurs quitteront Babylone et joindront Ras Tafari, Babylone tombera. Babylone ne peut pas exister sans l'asservissement de la femme à ses besoins charnels. Babylone est un royaume de femmes qui se construit sur l'usure de ces princesses qui tentent de la défier. Cela est nécessaire pour qu'elles ne puissent jamais mesurer la totalité de leur position.

Pour beaucoup de soeurs Babylone semble dirigée par les hommes. Ils sont ceux qui semblent avoir tout le pouvoir, avoir toutes les cartes en main. Toutes jeunes, elles sont éduquées à mettre toute leur ambition à couvrir les besoins charnels des hommes.

La plupart des hommes les utilisent puis les mettent de côté quand ils en sont fatigués. Elles se retrouvent toutes seules à porter le fardeau de l'éducation des enfants sortis de cet accouplement. Elles travaillent tôt le matin et jusqu'au crépuscule, pour des salaires misérables, essayant de joindre les deux bouts pour que leurs enfants puissent manger.

C'est ainsi que beaucoup d'entre elles décident de prendre la voie plus facile et d'utiliser les hommes au lieu que ce soit eux qui les utilisent. Elles prennent tout ce qu'elles peuvent tirer de l'homme matériellement parlant et n'ont rien à faore avec celui qui ne cède pas à leurs caprices. Elles vendent leur âme pour de l'argent et de l'or et ne veulent pas d'un homme qui participe à l'éducation de leurs enfants. "Ramène des sous", réclament elles. La pression de programmes de contraception dépourvus d'éducation morale développe ce genre de matérialisme chez les femmes. Ces soeurs sont utilisées par Babylone pour pousser les hommes dans la course des rats.

Il est grand temps que les soeurs réalisent qu'elles sont en train de rejeter leur moralité ancestrale et leur culture d'une féminité rayonnante et de faire d'elle-même des esclaves de Babylone. Car,même si Babylone est un royaume de femmes, rares sont les Princesses Ethiopiennes d'InI qu'elle traite des Reines.

Ce sont les soeurs blanches et métissés qui vivent des douceurs de Babylone, laissant manifestement le sale boulot aux soeurs Ethiopienne, pendant qu'elles s'étalent en splendeurs, leur image étant exportée à travers le monde comme étant douce et pleine d'allure, alors que les femmes noires sont présentées comme des prostituées.

C'est seulement par la redécouverte de son ancienne culture que la Femme Ethiopienne retrouvera sa propre ascendance et assurera la prise en charge correcte de ses enfants. Souviens-toi, Femme, tu as un rôle primordial à jouer dans la chute de Babylone.

Le Dread est la tête mais les hommes (men) sont inférieurs à la Femme Droite, et de par leur corruption et la perte de leur masculinité, ils ne pourront faire face à notre colère. C'est écrit dans le livre d'Isaïe, "aux jours derniers la femme s'attachera à l'homme". Nous vivons les derniers jours. Jetez Babylone, ne l'élevez pas. Donnez de la force à "L'Homme Roi" dans son combat contre les forces du mal qui dominent ce monde. Jouez votre rôle dans la libération de l'Afrique. En avant mes soeurs. Toujours de l'avant, jamais en arrière.

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